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Revue de presse

Avertissement : les articles de presse n’engagent que leurs auteurs. Malgré toute leur bonne volonté, il s’y glisse parfois des erreurs dans la transcription des propos de la conteuse… Vérifier dans les pages correspondantes.Scan depuis X7225 - Coin Multimedia

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A l'ombre d'un magnolia



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Contes d'or, de myrrhe et d'encens

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Graines de contes

Voir Graines de contes (Jardin de contes)

Portrait

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Pour une éducation à l’écologie sensible, positive et concrète, sortir nos enfants dans la nature, c’est une chance irremplaçable ; vivre les contes en plein air, une voie de développement durable… de l’imaginaire !

Conteuse de grands chemins, je la pratique au fil des ans avec de plus en plus de métier et de bonheur… un bonheur fécond, à voir les enfants (et leurs éducateurs) devenir créateurs de « pays-sages ». Parce que la nature, c’est plus que notre maison de toujours (et de demain), c’est notre « peau-éthique » originelle !

 

Balade contée avec les enfants du centre de loisirs à Lombrives

Balade contée avec les enfants du centre de loisirs à Lombrives

 

Aussi, j’ai envie d’encourager parents et animateurs et de dire aux enseignants : emmenez vos élèves en sortie scolaire, découvrez vos jeunes poètes en liberté, hors des fantaisies préfabriquées et des promesses technologiques d’un savoir « vire-tue-ailes ». En leur offrant une balade contée, une initiation aux senteurs de nature, vous leur ferez un cadeau inoubliable, un présent qui portera du fruit.

Contact : 05.61.64.93.21.

Voir : « Contes en balade »
Voir la vidéo dans la grotte de Lombrives.
Voir « écouter des contes à l’école »

 

Conteuse plurilinguiste, spectacles multi-culturels, les journalistes l’ont écrit… Loin de moi l’idée de me faire passer pour une savante ! Disons plus modestement que j’ai l’oreille musicale et la gourmandise des mots qui chantent, une curiosité innée des sons qui m’évoquent des images.
Peyroutou, le fils du charbonnier, un conte de Noël gascon

Peyroutou, le fils du charbonnier, un conte de Noël Gascon

Peyroutou, le fils du charbonier, un conte de Noël Gascon

Alors, quand un conte me plait et qu’il me choisit, il commence à me chatouiller la langue et j’ai aussitôt envie d’écouter les personnages me parler leur langue, celle qui ouvre les sens dans leur culture native. Ce n’est pas une séduction de l’exotisme, cela participe d’une approche globale qui me pousse à rechercher tous azimuts : histoire, musique, coutumes, savoir-faire, paysages… J’en nourris mes personnages avec tendresse et respect. Les chansons surtout, sont riches en images sous les mots-énigmes ; alors je joue aux devinettes avec elles, je vais pêcher les mots mystérieux dans le fleuve des dictionnaires… quand ils existent !

Mais, plus encore, je préfère la transmission orale, les bribes de sens offertes par les rencontres vivantes avec l’autre dans sa différence, frère en humanité.

Quelques mots de romani font briller pour moi un conte tzigane de fils d’or (voir Contes au creux de l’arbre, Conte de bonne aventure) ; une phrase en berbère qui devient refrain-clef d’un conte clos par une chanson en arabe classique, et c’est un chatoiement de couleurs… après une traversée savoureuse en langue castillane avec trois petits espagnols et un chant de Noël catalan… 

Est-ce à dire que je délaisse mes premières amours, celles des « Contes des pays d’Oc » ? Certes non !

Mon cheminement des contes « enracinés » aux histoires nomades ne m’a pas fait oublier mes amours occitanes. La langue des troubadours me régale toujours fidèlement dans la bouche de mes personnages familiers et des chansons populaires.voir Gaines de contes et Contes en balades

C’est même ma formule magique,
celle qui ouvre les cœurs :

« … et camina que caminaras,
en caminant te faràs lo camin ! »

Printemps des Contes

J’ai la joie de vous offrir ce petit poème avec mes meilleurs vœux… de printemps, à tous les inlassables « jardiniers » de la Culture qui continuent par tous les temps à nous mitonner les nourritures de l’âme.

Dans mon jardin de contes, je les cultive pour vous.

Nous en parlerons quand vous voudrez au 05 61 64 93 21.

Beau temps pour les contes !

Dominique Despierre, jardinière-conteuse

P.S. Le 19 mars 2011, c’est la journée mondiale du conte !

L’atelier

Chemins de l’imaginaire

L’Arbre

Une sortie hivernale proposée

par l’Association des Naturalistes d’Ariège

Ce samedi d’hiver, un matin frais et sec comme on les aime, j’accueille quelques personnes qui découvrent l’exposition de l’A.N.A. « les arbres dans la littérature » à l’entrée de la mairie du Mas d’Azil avant de faire connaissance.

Le groupe est peu nombreux mais riche et varié ; tous les âges et sexes sont représentés depuis l’adolescente jusqu’au retraité : collégienne, étudiant, dessinateur, artiste, professeur de chant, accompagnateur en montagne en quête de formation…

Après un échange d’idées et un court exposé sur le lien mythique entre l’homme et l’arbre, je propose un premier pas dans l’imaginaire. Nous y entrons par le monde de notre enfance : retrouver les sensations rêveuses de l’enfant que nous étions. Chacun évoque son premier souvenir d’arbre, l’arbre d’enfance.

Puis, le crayon à la main, on esquisse son premier arbre imaginaire.

Dehors, les arbres de la grand place commencent à nous faire signe de leurs moignons taillés : nous sortons, avec pique-nique dans les sacs à dos, et partons à leur rencontre.

À la sortie du bourg, au milieu des jardins assoupis, un carré d’arbres lancés vers le ciel nous attend derrière le mur. Nous passons le portail du vieux cimetière en baissant la tête. Les pensées se calment, les sens s’éveillent ! La terre est un lit moelleux sous nos pieds bordé d’herbe grasse, piqueté de perce-neige. Elle nourrit les hauts cyprès qui éclatent de vigueur.

Un cyprès a arraché une croix de fer qui reste couchée, fichée dans le bois à un mètre du sol, comme bercée par le tronc. Un jeune arbre s’est glissé dans la couronne mortuaire d’une sépulture enfantine, comme un poignet dans un bracelet de perles blanches qui enserrent l’écorce lisse, en bousculant au passage la clôture en désordre. Un très vieux cyprès a avalé complètement une grille dans son pied. Lui, il emporte les limites terrestres de sa tombe à la verticale ! Dans l’humidité du bord de la rivière, la mousse d’un vert vif a rempli les creux des inscriptions d’une pierre tombale : le souvenir s’écrit en lettres végétales, indéchiffrables mais vivantes !

Nous sommes sortis du vieux cimetière, toujours silencieux, apaisés par le parfum pénétrant des cyprès géants, vivante louange végétale. Une demi-heure d’éternité.

Nos sens émus, bien vivants dans l’instant présent, nous avons goûté l’odeur caractéristique d’un rameau nu de sureau, si différente de l’arôme écrasé entre les doigts d’un fruit bleuté de lierre : l’amoureux de l’arbre et l’arbre aux fées. Tout en caressant les écorces, nous touchions déjà l’essence des mythes et des vieilles légendes.

Nous avons flané sur le chemin au bord de l’Arize jusqu’aux grands platanes de Castagnès : comme les bras nus de danseuses, tâtant la rive  du bout de leurs gros serpents  de racines, pour aller boire goulûment l’eau de la rivière. La beauté du platane aux formes entières, inviolées !

Dans l’air bleu au-dessus de leur cime, un rapace accompagnait notre balade. Il nous écoutait peut-être, de là-haut, échanger nos impressions et raconter usages, croyances et légendes, tout en cassant la croûte au soleil !

En continuant le chemin à travers le petit bois de châtaigniers, nous sommes passés devant l’arbre fendu  pour découvrir la cabane de pierres sèches, fraîchement dégagée par des bras solides de son enchevêtrement de racines. Plus loin, nous rencontrons le frêne et le chêne, régnant côte à côte sur la vallée, en vieux frères, comme Zeus et Poséidon. La plus jeune du groupe les fête en les escaladant avec souplesse !

Une halte au col, assis sous les chênes, nous offre un concert : les feuilles rousses sèches bruissent dans la brise et dansent encore aux ramilles ; leur chant est un ruisselet de fraîcheur dans nos oreilles attentives. Plus haut, nous atteignons la source, sous le néflier en boule et, tout près, nous contemplons le jaillissement blanc qui retombe en chevelure de fins rameaux pourpres : le bouleau a l’élégance d’une princesse. À son pied, l’herbe est fine et douce comme un velours.

Au plus haut de notre méditation « chamanique » (l’arbre des Chamans : le bouleau), le rapace dessinait toujours des cercles sur nos têtes, c’était le moment juste pour tracer sur le papier notre deuxième arbre imaginaire, avant de redescendre vers la vallée. Sur le chemin entre les grands chênes, un arbre couvert de globes vert et or nous a fait admirer le rameau sacré des druides : le gui.

De retour dans la « salle des mariages », nous rassemblons et nous partageons nos sensations dans le cercle de parole : le moment vécu a été intense !

Enfin, une troisième feuille garde la trace du dernier arbre imaginaire, dessiné, celui-là, les yeux fermés !

Ensuite, chacun aligne devant lui ses dessins et lit ses trois arbres : son image sociale, celle qu’il veut donner aux autres, l’image qu’il a de lui-même, l’image de son être inconscient… Quelques pistes vers l’Arbre Intérieur.

La journée s’accomplit et s’achève avec la dernière heure : celle du conte merveilleux… Et l’aigle nous emporte tous, auditeurs et conteuse, sur ses ailes au-dessus de l’Arbre de Pluie vers l’Arbre du Roi du Soleil et un même arc-en-ciel illumine notre rêverie commune, nourrie des images sensibles de cette journée hors du quotidien !

Nous nous sommes séparés le cœur étoilé d’éclats de soleil… Avec le goût d’y revenir et l’envie de recommencer une autre fois…

À bientôt !

Dominique.

P.S. Les ateliers « Chemins de l’imaginaire » se déclinent sur les 4 éléments par les 5 sens : l’eau, l’air, la terre, le feu… et l’Arbre.

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Le bilan d’un participant à la rêverie : «Ce qui m’a plu en particulier, c’est de partager nos différentes manières de voir le réel, de l’interpréter dans l’imaginaire de chacun et surtout d’exprimer et de ressentir ce que j’appellerai mon « Arbre intérieur ».

Pour que l’expérience soit complète, nous sommes allés rencontrer les arbres, les vrais, ce qui m’a permis de découvrir des « personnalités » d’arbres exceptionnelles !

Ce que j’ai appris lors de cette journée ajoute de nombreux éléments à mon approche personnelle de la nature et me sera utile dans ma pratique créative de l’imaginaire.»

Simon.

Voir aussi Contes en balade.